09 juin 2018

Les subtilités de la traduction - 1984 (Orwell)

Dans Le Monde des Livres de la semaine dernière, une nouvelle traduction du célèbre roman de George Orwell, 1984, est chroniquée.
Un intéressant comparatif entre les deux traductions – celle de 1950 et celle de 2018 – nous est présenté. Il donne la mesure des subtilités et des difficultés d'une traduction littéraire.
Voici le texte original. L'occasion d'exercer votre plume de traductrice ou traducteur !


Les solutions suivront (vous devez pouvoir les trouver sur le site du Monde, mais nous vous conseillons de rédiger votre propre traduction au préalable).

J'ai tenté ma chance en direct ; erreurs probables !
Il saisit sur l'étagère une bouteille à l'étiquette blanche portant la simple inscription “Gin de la Victoire”, qui renfermait un liquide sans couleur précise. Il s'en dégageait une odeur poisseuse et huileuse rappelant l'alcool de riz chinois. Winston s'en versa l'équivalent d'une tasse à thé, se prépara au choc et l'avala cul-sec, comme un médicament.
Son visage s'empourpra derechef ; des larmes jaillirent de ses yeux. Ce truc ressemblait à de l'acide nitrique ; en l'ingurgitant, on avait l'impression de recevoir un coup de matraque sur la nuque.

Ajout du 25 juin 2018
Ci-dessous les deux traductions que Le Monde des Livres plaçait côté-à-côte. Deux partis très différents à presque 70 ans de distance… ne serait-ce que par le choix du présent de narration.