samedi 21 mars 2020

Communication Coronavirus

Hommage aux professions mobilisées
L'essentiel, l'indispensable, le vital, même en cette période exceptionnelle, ce sont toutes ces professions qui unissent leurs efforts et acceptent des risques pour notre santé – les soignants méritent nos applaudissements (et beaucoup plus encore !) ; pour notre approvisionnement – merci aux routiers et autres transporteurs, au personnel de tous les commerces, aux caissières de supermarchés en particulier, aux tabac-presse – ; pour notre sécurité – eh oui, la police est là pour y veiller, pour assurer également le respect des règles de confinement, quoi de plus normal ? Et la liste n'est pas exhaustive.
Comparées à toutes celles-là, reconnaissons que nos difficultés d'éditeurs restent au second plan…

Une activité au ralenti
Comme toutes les entreprises culturelles, les éditions AO sont confrontées à une suspension de leurs activités. Toutes leurs activités ? Travaillant depuis toujours à domicile, nous avons la chance de pouvoir nous consacrer à certaines tâches administratives et à la préparation de futurs livres, dont la parution demeure toutefois aléatoire : il nous faudra les moyens de les préfinancer…
À noter que, n'ayant pas attendu la date limite de juin pour payer les droits d'auteurs, ceux-ci ont été distribués par virements bancaires avant la crise

Ventes par correspondance ?
En ce qui concerne les envois de livres, les tout derniers ont été effectués en début de semaine du 16 mars, et la plupart des colis ont été distribués. Nous remercions ici le personnel de la Poste, trop souvent injustement critiqué, qui a fait preuve de son sens du service public, que ce soit les facteurs, le personnel des centres de tris ou les employés des bureaux de Poste. La boutique Amazon des éditions AO (via CyberScribe) a été mise en congés. Seul reste ouvert notre site web, et nous déciderons au coup par coup avec d'éventuels acheteurs s'il y a lieu de procéder aux expéditions. Nous avons suspendu notre abonnement au Monde sur papier, pour éviter des déplacements superflus des facteurs.

Livres électroniques
Les éditions AO ont publié une série de leurs ouvrages en versions numériques, qui sont disponibles sur la plupart des plates-formes de distribution en ligne (via Immateriel.fr). Les ventes semblent légèrement croître en cette période de confinement. Vous pouvez consulter notre site web pour prendre connaissance des titres disponibles sous ce format. Ce seront nos seules ventes dans les semaines à venir. À noter qu'ils sont proposés à des prix très attractifs : 4,99 € au maximum, parfois moins.
Parmi nos ebooks, plusieurs titres de Jacques Morize, Eric Robinne, Daniel Safon, ainsi que “mon” livre sur Paul McCartney.

Les librairies fermées…
Parmi les acteurs de la chaîne du livre, l'éditeur que nous sommes va sentir de plein fouet les effets de la fermeture des librairies, et ce doublement :
1. Aucune commande ne sera enregistrée tant que les librairies resteront fermées.
2. Lorsqu'elles rouvriront, nous espérons que les règlements des factures émises de janvier à la mi-mars reprendront…

La survie des librairies est menacée. Il faut savoir que celle d'un éditeur-diffuseur l'est aussi. Notre fond de roulement ne nous permet guère de tenir longtemps. Nous verrons comment le redémarrage s'organisera, quelles mesures de soutien seront mises en place, et comment la solidarité entre les acteurs de la chaîne du livre se concrétisera…

La liberté d'aller et venir
Nous expérimentons la privation d'une liberté fondamentale, celle à laquelle nous songeons le moins en temps ordinaire : la liberté d'aller et venir ! Nul doute que, lorsqu'elle sera rétablie, nous en éprouverons soudain avec plus d'acuité la valeur… En attendant, la patience est de rigueur. L'objectif prioritaire est bien de faire en sorte que la propagation du virus soit endiguée. Il n'y a pas d'autre solution. Et il faudra accepter durant de nombreux jours que le mal progresse, avant, nous l'espérons tous, de progressivement régresser.

L'après et la décroissance
Il n'est pas vraiment d'actualité, à ce stade de l'épidémie, de parler de “l'après”. Il sera rude, n'en doutons pas. La récession annoncée sera probablement de plusieurs points de PIB. Tiens donc ! Voilà que la “décroissance” s'invite dans toutes nos vies. Certes causée par un impondérable sanitaire, certes non organisée, mais plutôt subie, elle n'en demeure pas moins. Car être en récession, qu'est-ce d'autre que de “décroître” ? Et l'on en ressent d'ores et déjà les effets au moment de payer nos dépenses courantes.

Il reste à souhaiter à toutes et tous d'échapper à ce terrible virus, de savoir respecter les règles posées pour que notre société survive et essaye de se sortir au mieux de cette crise. La formule est connue, nous ne pouvons que la répéter : prenez-soin de vous !

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