Une brève illustrant l'impact du réchauffement en haute montagne.
Ci-dessous la face nord de la Tour Ronde (3792 m, massif du Mont-Blanc)
au début de l'été 2026…
INFORMATIONS SUR NOS PUBLICATIONS ET ACTIVITÉS
Une brève illustrant l'impact du réchauffement en haute montagne.
Ci-dessous la face nord de la Tour Ronde (3792 m, massif du Mont-Blanc)
au début de l'été 2026…
Les Anglo-Saxons distinguent traditionnellement la fiction de ce qu'ils désignent par son contraire, la “non-fiction”. Autrement dit les œuvres d'imagination d'un côté et les récits (expériences vécues, événements historiques) de l'autre. Une catégorie intermédiaire existe cependant, ce qu'on appelle communément les “uchronies”.
La définition que donne par exemple Wikipédia pour l'uchronie est la suivante : un genre littéraire et artistique basé sur la réécriture de l'Histoire à partir d'un “point de divergence” où un événement s'est déroulé différemment. Nous évoquerons dans cet éloge deux uchronies “positives”, dans lesquelles l'histoire améliore, transcende, ce qui s'est réellement passé, pour en souligner le caractère stimulant et agréable – à notre avis un agrément souvent supérieur à nombre de “pures” fictions.
À l'inverse, un genre abondamment traité est celui de la “dystopie”, définie comme récit de fiction qui dépeint une société imaginaire sombre, injuste et oppressive, [en particulier] où les citoyens sont privés de liberté. Pour tout vous dire, nous en sommes moins amateurs, en particulier tous ces romans dans lesquels Adolf Hitler gagne la Seconde Guerre mondiale…
Durant cet été caniculaire de 2026, la lecture de deux uchronies pétulantes et réussies nous a offert d'excellents moments de lecture et d'évasion – oui, la fiction sert avant tout à s'évader, personne n'est parfait au point d'en rester à la dureté de l'Histoire telle que nous la vivons…
Deux exemples donc : une uchronie alpine (c'est son sous-titre) intitulée Le Papillon de Lachenal et signée de Thomas Vennin (Guérin/Paulsen), et une uchronie musicale, The Beatles Are Back, de Arnaud Hudelot (2 tomes, Le mot et le reste). Leurs pages sur les sites des éditeurs sont à ce lien pour le premier et à ces deux liens, celui-ci et celui-là, pour les deux tomes du second.
Pour apprécier à sa juste valeur une uchronie, mieux vaut connaître l'histoire réelle. On comprend d'autant mieux les “points de divergence”, et l'on profite en fin gourmet des délices alternatifs qui nous sont offerts.
C'est particulièrement vrai pour le livre de Thomas Vennin, qui traite de la conquête des montagnes de plus de 8000 m d'altitude, une saga qui a marqué les années 1950 avec la première ascension de l'Annapurna, premier sommet de plus de 8000 (8091 m) atteint par des alpinistes, Maurice Herzog et… Louis Lachenal, le 3 juin 1950. Il faut savoir que les deux alpinistes en revinrent atteints de graves gelures aux pieds et/ou aux mains. Herzog s'en sortira en devenant conférencier, auteur (son livre sera un best-seller) et homme politique. Lachenal, guide de haute montagne, verra au contraire sa carrière brisée par l'amputations d'orteils, et ne s'en remettra jamais.
Dans son livre, Vennin imagine que Lachenal renonce à accompagner Herzog vers le sommet, une folie pure (y compris dans la réalité). Herzog, parti seul, ne revient jamais, n'atteint pas le sommet en toute hypothèse, et Lachenal retrouve ses compagnons sans déplorer de gelures. Dès lors, ce dernier va pouvoir s'engager dans une autre compétition, celle qui porte sur l'ascension du plus haut sommet de la planète, l'Everest (8849 m). Dans la réalité, il a été gravi pour la première fois par le Britannique Edmund Hillary et le Népalais Tensing Norgay le 29 mai 1953. Et Thomas Vennin imagine une tout autre histoire, dans laquelle Louis Lachenal jouera un rôle clé. La revanche du célèbre guide ! C'est raconté avec un sens du suspense réjouissant.
Tandis que Le Papillon compte environ 200 pages, les deux tomes de cette uchronie sur les Beatles en totalisent plus de 600. Outre que l'histoire des Beatles est plus connue que celle des “plus de 8000”, ces longs développements permettent à un lectorat peu au fait de l'histoire des Quatre de Liverpool de plonger dans cette histoire alternative en en comprenant bien l'originalité et la saveur. Bien sûr, si l'on connaît l'histoire musicale des années 1970-1980, alors on apprécie d'autant plus cette lecture. Et c'est jouissif !
Dans le tome 1, les Beatles ne se séparent pas vraiment en 1970, ou, tout du moins, acceptent de mettre sur pied un concert exceptionnel qui les réunira à Rome, au prix de multiples péripéties relatées avec talent, générant là aussi un suspense efficace et plaisant. Et même les Rolling Stones s'invitent dans l'uchronie, vous comprendrez comment et pourquoi en lisant le livre.
Dans le tome 2, plus long de 100 pages (titre complet : The Beatles Are Back Again!), Arnaud Hudelot va plus loin, et parvient à imaginer que non seulement les Beatles donnent d'autres concerts, mais surtout qu'ils vont enregistrer pas moins de 3 albums entre 1972 et 1975. On le sait, quand les stars du rock enregistrent, c'est truculent et ce n'est pas de tout repos. Le récit de Hudelot est dynamique, convaincant, bien dans l'esprit de l'époque, et le contenu des trois albums est décrit avec une inventivité et une vraisemblance troublantes. À croire que l'auteur a visité des “mondes parallèles”, ceux-là même qu'un Pierre Bayard explore dans son excellent livre Et si les Beatles n'étaient pas nés ? (Éditions de Minuit, collection Paradoxe, voir ce lien). Quant à la chute du tome 2 de Hudelot, c'est une grande réussite, aussi ne la divulgâcherons-nous pas !
Deux lectures qui ont permis à l'auteur de ces lignes d'oublier durant quelques heures l'été caniculaire de 2026 !
Le 14 juillet 2026 aura été une journée atypique à bien des égards… Outre la célébration de la Fête nationale, la commémoration de l'attentat à Nice de 2016, les incendies dans la forêt de Fontainebleau et pour finir une déception majeure pour les amateurs de football en soirée…
Et Microsoft s'est invité subrepticement ! Nous étions prévenus : à compter du 13 juillet, certaines versions d'Office, notamment sous Mac OS, seraient bloquées. J'avais ouvert mon Mac Mini lundi 13 au matin, tout fonctionnait correctement – les mesures que j'avais prises avaient donc été efficaces. Surprise du chef le lendemain, le blocage apparaissait ! Je ne dois pas être le seul à l'avoir constaté.
Sans entrer dans les détails techniques, voici grosso modo de quoi il s'agissait :
Utilisation d'un Mac Mini acheté en 2022, mais d'un modèle déjà ancien (dit “2014”), pour des raisons de compatibilité trop longues à décrire. Avec un processeur 2,6 GHz Intel Core i5 double cœur pour situer.
Emploi de Microsoft Office de la façon la plus régulière et conforme, licence annuelle et tutti quanti.
Pourquoi ce blocage, pour le moins sauvage et un tantinet agressif ? (des phrases du genre, en substance : “Si vous ne pouvez mettre à jour votre Mac, vous pouvez cesser d'utiliser Microsoft Office”. Ha, ha !)
L'obsolescence programmée règne en maître(sse). Apple et Microsoft sont plutôt ennemis – les voici devenus des alliés. Car ce Mac Mini ne pouvait recevoir d'OS supérieur à la version 12, tandis que Microsoft nous forçait à utiliser une version plus récente… incompatible avec l'OS 12 ? Pas vraiment, et d'un cheveu, en pratique. J'utilisais la version 16.43. Un article très bien documenté m'a permis d'apprendre que la version 16.83 était, elle, compatible. J'ai cherché – et trouvé – sur le site de Microsoft ladite version, l'ai installée, et tout est rentré dans l'ordre.
Maintenant, le répit sera de courte durée, selon toute vraisemblance.
Cette obsolescence programmée, logicielle et matérielle, me coûtera sous peu, en matériel et en licences (car je n'utilise pas que Microsoft Office !) quelque chose comme 2000 € hypothèse basse, pour pouvoir continuer à travailler normalement. Sans commentaires.
––––––––––––––
Pour l'anecdote : j'avais tenté d'activer (réactiver, en fait) ma licence lors du fameux blocage. Voici le message affiché par les géniaux ingénieurs informatichiens de "la firme de Redmond". Très précis et rassurant, non ?