26 février 2013

Vos Mont(s) Blanc(s) n°6

Ce récit a été publié dans sa version intégrale dans Mes rimotises du mont Blanc, de Jean-Luc Tafforeau (éditions AO, 2022).

Je m’étais juré, à l’âge de 15 ans, qu’un jour je monterais au sommet du mont Blanc, après qu’un ami de la famille nous ait fait découvrir la haute montagne, à mon frère et moi. C’est à 28 ans que j’ai pu réaliser ce rêve.

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Les Trois-Monts
Je voulais faire la traversée, des Trois Monts dont on m’avait vanté maintes fois la beauté incomparable à l’autre trajet plus classique partant de Saint-Gervais. Lors de la réservation, j’avais mentionné que je souhaitais monter au refuge des Cosmiques pour partir ensuite en pleine nuit pour le mont Blanc. Mais voilà, deux jours avant l’expédition, le guide qui m’avait été attribué m’appelle en disant que vu les conditions climatiques qui risquaient de devenir mauvaises, il vaudrait mieux monter directement au mont Blanc le premier jour, en partant par la première benne de l’aiguille du Midi. Premier stress qui venait bouleverser mes plans, mais après tout, pourquoi pas ? Ma seule peur : ne pas pouvoir monter assez vite pour éviter de revenir dans une neige fondante, avec des séracs plus menaçants…

Jour J !
Le jour J, un 6 août, en pleine forme, avec un peu d’appréhension et beaucoup de détermination, me voici dans la benne à 7h du matin en compagnie du guide et d’une foule d’alpinistes. Arrivés en haut, on est obligé de maîtriser la trépidation et l’impatience pour pouvoir s’équiper correctement. On s’élance ensuite, parmi les premiers, sur la petite arête descendant de l’aiguille du midi pour aller vers le refuge des Cosmiques. On dépasse ce refuge pour attaquer la première des trois montées qui jalonnent ce parcours, l’épaule du Mont-Blanc du Tacul. Elle est réputée dangereuse à cause des plaques glacées qui peuvent se décrocher à tout moment, certains guides refusent même les course vers le mont Blanc, je l’ai appris ensuite, pour ne pas avoir à passer par là. L’idée de ce danger ne me quittait pas en entamant cette montée et m’a fait démarrer très – trop – rapidement, résultat, un premier gros doute en arrivant aux trois quarts de cette montée, avec les jambes coupées.

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Le mont Blanc du Tacul, photo prise le 6 août 2007 à 8h15 par… “l'envoyé spécial” des éditions AO.

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Le Mur de la Côte
La troisième et dernière montée vers le mont Blanc, appelée le Mur de la Côte, porte très bien son nom : c’est une montée raide et monotone, en lacets, avant d’arriver sur le sommet. Là, la fatigue est extrême, mais l’impatience monte avec l’altimètre, ponctuée par les encouragements du guide…

Le sommet !
Enfin le sommet ! Enfin ? Déjà, devrais-je plutôt dire ! Ma peur de redescendre trop tard conjuguée aux encouragements du guide m’avaient fait marcher en réalité beaucoup plus rapidement que les autres cordées et on était arrivés en 4h45 ! Moins de 5 heures ! Félicitations du guides et photos… avec son téléphone portable, car mon appareil photo ne voulait pas s’allumer depuis le début de l’ascension. Je devais m’apercevoir plus tard que j’avais en fait mis la pile à l’envers… coïncidence ? Cette excursion devait-elle rester uniquement dans mon cœur et mes souvenirs ? Peut-être, et dans ce cas c’est réussi, les souvenirs sont encore aujourd’hui d’une clarté limpide.

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Marie-Laure • 2007

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13 février 2013

La Ballade de Jim, de Céline Laurent-Santran

Céline Laurent-Santran, auteure de Un jour à vif (AO), vient de publier La Ballade de Jim aux éditions du Bord du Lot.

Tout comme il existe des “moyens métrages” dans le cinéma, ce texte est une longue nouvelle – ou un roman bref, selon les mesures adoptées. Il est édité sous la forme d'un joli livret agrafé format A5 d'une cinquantaine de pages, agréable à manipuler et au prix modique (5 euros).

Nous avons retrouvé avec plaisir le style acéré de Céline, d'un humour souvent dévastateur qui fait mouche. Ce polar introduit un inspecteur de police doté d'un chien capricieux, Edison, “fan de la télé en général et de Julien Lepers en particulier” (sic !). Dans la firme de cosmétiques bio Natural Beauty, Églantine et Jeanne-Marie disputent un perpétuel concours de sarcasmes, qui laisse froid leur patron, monsieur Pois… À des centaines de kilomètres de là, la tombe de Jim Morrison est profanée.
Et un assassinat est perpétré – on ne vous en dira pas plus sur ses circonstances, ni quel rapport peut bien exister entre ces deux événements.
L'enquête sera menée tambour battant, l'inspecteur et son chien faisant preuve d'un flair approximatif au début, et finalement efficace.

Intrigue limpide, pièces du puzzle qui s'assemblent avec élégance sans que l'on ait à se gratter la tête, on en viendrait à souhaiter rester un peu plus longtemps avec ces personnages. D'autant que la brièveté du texte n'empêche pas, bien au contraire, de découvrir leur personnalité (en ce sens, c'est le jour et la nuit avec nombre de romans anglo-saxons ou, même après 400 pages, les personnages demeurent toujours aussi désincarnés).
Mais c'est la loi du genre : roman bref, lecture rapide, c'est déjà un tour de force d'en dire tant en si peu de pages.

Restons donc brefs nous aussi et concluons en réclamant une suite, Le retour d'Edison, par exemple…

07 février 2013

Sacré mont Blanc ! • L'avis d'un lecteur

Je dévore les récits du mont Blanc...

Qu'est-ce que je rigole !
Vous voilà au sommet... Allez vous passer une nuit ?
Vraiment, cette montagne est en grande affinité avec toi...
Elle est pour moi évidemment consciente et joue avec les humains qui la gravissent.
Ce livre est du coup formidable pour s'en rendre compte et entrevoir tous les styles de rencontres qu'elle fait avec les gens.
J'approuve énoooormément le fait de VIVRE la montagne en y passant plusieurs jours.
Et d'ailleurs, le chemin est bien plus important que le sommet.
"On l'a eu ce Mont Blanc !"
Non, c'est lui qui vous a...
C'est lui qui vous aime,
C'est lui qui t'aime... C'est certain.
Génial...

Signé : “Micamuse”

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