11 mars 2021

Le monde d'après… imaginé par Éric Robinne

L'expression fait florès : le monde d'après. Chacun y voit ses rêves se réaliser… à moins que ce ne soit ses cauchemars, tout dépend du tempérament et du point de vue.

Dans le monde d'après, une anticipation d'Éric Robinne,
272 pages, format 13 x 20,5 cm, broché,
ISBN 978-2-38200-004-5, prix public France 20 €

Quel sera-t-il, ce monde d'après ? Personne ne peut le dire avec précision, à moins d'être un oracle… ou bien un romancier ! Éric Robinne y songeait depuis quelques années déjà. Son éditeur l'y avait d'ailleurs encouragé dès 2018, quand il lui avait soumis un bref premier chapitre en guise d'échantillon.

À consulter : le site officiel d'Éric Robinne

Dans le monde d'après, un roman écrit en 2019 et 2020

Alors que La Neige sera rouge à Noël venait d'être publié, Éric Robinne était déjà au travail sur ce roman d'anticipation. L'irruption de la pandémie de covid en mars 2020 allait donner une étrange coloration au projet, et même stimuler l'imagination du romancier.

À consulter : la page du livre sur le site des éditions AO

Et nous voici début 2021, exactement quarante années avant le début de cette anticipation, qui commence en 2061… Dans le monde d'après sera confié d'ici peu à l'imprimeur et, comme c'est l'usage aux éditions AO, nous vous proposons de le précommander sur notre site web.

Pourquoi des précommandes ?

Du point de vue de l'éditeur, vous l'aurez compris, le procédé permet d'engranger des sommes facilitant le financement du projet éditorial : à-valoir de l'auteur, facture de l'imprimeur, temps de travail de l'éditeur (dont c'est le gagne-pain).

Ces préoccupations sont éloignées des vôtres, chères lectrices et chers lecteurs, et c'est bien normal. C'est pourquoi les éditions AO vous proposent une raison concrète et plaisante de précommander : nous vous avons en effet concocté un making-of du roman, édité hors commerce sous la forme d'un livret de 32 pages du même format, qui vous sera offert en prime pour toute précommande intervenant avant la disponibilité du livre.

ATTENTION ! Tirage limité : les précommandes seront traitées dans l'ordre de leur arrivée.

Dans le monde d'après, le making-of, par Jean-Luc Tafforeau (éditeur),
postface d'Éric Robinne, 32 pages, format 13 x 20,5 cm, pointes métal,
ISBN 978-2-38200-012-0, hors commerce


Le roman

Le prologue du roman se situe avant le monde d'après, si l'on nous passe l'expression, en 2031, jour de la naissance du personnage principal, Timothée. Intervient alors la description de l'effondrement que va connaître le monde civilisé dans les décennies suivantes. En 2061, Tim est tout juste trentenaire. Depuis que sa famille a été massacrée sous ses yeux, il est seul… enfin pas tout à fait : Léon, muet depuis un ancien traumatisme, est un précieux compagnon d'errance, armé et d'une loyauté absolue.

C'est bien d'errance qu'il va s'agir, durant laquelle le duo va rallier à lui de nouveaux membres, et découvrir un monde étrange, complexe – et surtout effrayant – sur les rives du Rhône… On ne vous en dira pas plus !

Et voici pour terminer un zoom sur la quatrième de couverture de Dans le monde d'après, que vous pourrez bientôt tenir entre vos mains pour une lecture… saisissante, foi d'auteur et d'éditeur!

 



31 décembre 2020

31 décembre : fin d'une année troublée

2020, année agitée ! 2020, année créative… tels sont les qualificatifs qui nous viennent à l'esprit en ce tout dernier jour de 2020.

Une année agitée, car l'irruption du Covid n'a pas manqué de perturber l'activité des éditions AO. Les deux phases de confinement, marquées par la fermeture administrative des librairies ainsi que l'annulation de toutes les manifestations (dédicaces, festivals et salons), ont pesé sur nos scores de ventes, comme l'illustre cette courbe. Deux décrochements en mars-avril et novembre, rattrapés par un surcroît d'activité en mai-juin et décembre.


Certes, 2019 avait été une année exceptionnelle, avec plus de 4000 exemplaires écoulés, une première depuis la création des éditions AO en 2010. Une consolation : 2020 a malgré tout dépassé 2018 en chiffre d'affaires.

La politique d'aide financière mise en place par le gouvernement, abondée par la Métropole cet été, nous a permis de “tenir le coup” malgré la baisse inévitable des recettes (moins 15% en valeur), et de consolider notre trésorerie tout en permettant le versement de revenus au gérant…


Une année créative, car nous avons publié un nombre exceptionnel de nouveautés, dans des domaines diversifiés, en particulier les arts, musique et cinéma :


Les librairies, indépendantes ou grands groupes (Decitre, Auchan…) restent prédominantes dans nos ventes, mais les commandes directes sur le site des éditions AO ont doublé par rapport à 2019, plus en raison des précommandes de nouveautés que du développement des ventes par correspondance induit par les confinements. À noter que nous avons innové en confiant une partie de notre catalogue à un diffuseur du Sud-Ouest (élargi), Cairn, une expérience nouvelle dont les enseignements ne pourront être tirés qu'en 2021. La rubrique “extérieur” correspond à des livres réalisés pour d'autres éditeurs, une activité complémentaire bien utile et très enrichissante (voir Petite Philosophie du Style).

D'ores et déjà, des nouveautés sont annoncées pour le premier trimestre : la huitième enquête d'Abel Séverac, Les Macchabées de Saint-Just, le nouvel opus de Éric Robinne, Dans le monde d'après (anticipation post-apocalyptique) et un roman de Henry Carey, dont nous vous reparlerons.

À très bientôt pour… les vœux, une entreprise ô combien délicate en ces temps troublés !

06 novembre 2020

Frais postaux : laissez-nous vivre !

Coup de poignard dans le dos en pleine crise

La Poste vient d'annoncer une hausse spectaculaire des frais d'envois de livres, dépassant de fait 50% pour un éditeur assurant lui-même une grande partie de la diffusion de ses livres.
 
En cette période difficile pour la filière du livre – et en particulier pour les éditeurs dits “indépendants” – ce coup de poignard dans le dos est, je pèse mes mots, abject ! 
 

Une pétition a été mise en ligne sur Change.org

INFO MARS 2021 : Si vous êtes professionnels, contactez le service ad hoc de la Poste, il est désormais possible de commander des enveloppes suivies prépayées au tarif 2020. Les éditions AO remercient sincèrement «HK» pour les avoir conduites dans le labyrinthe des tarifs… jusqu'à bon port !


En fin d'article : Proposition d'action : “Joyeux Noël, la Poste !”

 

Rendez-vous en fin de ce “post” pour une action symbolique. Mais auparavant, expliquons-nous. 


Je connais le syndrome "TLDR" = "Too long, didn't read". Néanmoins, les 5 minutes nécessaires à la lecture de cet article vous seront utiles.

 

Quel est le problème ?

Rien de tel que des explications claires et précises…  Les voici !

Le Diable de Montchat, de Jacques Morize, format 13 x 20,5 cm, 272 pages, 275 g

Rappelons que le livre est un produit relativement lourd au regard de son format : rarement moins de 250 grammes, plutôt 300 à 450 grammes.


Ce livre entre tout juste dans l'enveloppe 500 g largeur 139 mm, car il mesure 130 mm de large 
 

Une “évolution”… terriblement régressive ! 


Vous connaissez la formule : “Nos conditions de vente évoluent”.
Quand on lit cela, il faut s'attendre au pire !
 
Tout est résumé dans cette image (cliquez pour zoomer) :


En 2020, l'envoi d'un livre comme Le Diable de Montchat revenait à 3,49 € HT (en bas à droite) avec l'enveloppe 500 g, tandis qu'un livre plus volumineux (comme La Neige sera rouge à Noël, un excellent suspense soit dit en passant) qui excède les 500 g coûtait 4,24 € HT avec l'enveloppe 1 kg.
 
En 2021, le premier exigera l'achat de la grande enveloppe 500 g, au prix de 5,50 € HT. La hausse de fait est donc de + 58%. Pour le second, il faudra recourir à une pochette souple Colissimo 1 kg, vendue 7,08 € HT, soit une hausse de + 67%
 
Que les enveloppes soient plus grandes n'est pas déterminant. Peu de livres sont au format A4… et pesant moins de 500 g ! 
 
Quant à l'enveloppe XS 250 g à 3,74 € HT, elle n'est pas d'une grande utilité. Compte tenu du poids de l'enveloppe elle-même (environ 40 g), on ne voit pas ce qu'on peut envoyer avec, à part peut-être quelques mouchoirs ?


Livres “moyens”, en résumé !


“Gros” livres, en résumé !
 
NOTE : les autoentrepreneurs qui ne récupèrent pas la TVA sont encore plus pénalisés, il est important d'en être conscient.

Quid de la lettre affranchie avec des timbres “rouges” ?

La lettre prioritaire, dans sa tranche 500 grammes, demande 6 timbres “rouges”, soit 6,96 € (sans TVA récupérable), auxquels il faut ajouter le prix d'une enveloppe matelassée et une étiquette suivie à 0,50 €, soit 7,70 € au minimum.

 

Quand un éditeur autodiffusé envoie un livre à un libraire, quelle sont ses contraintes ?

Voici un exemple pour un livre vendu 20 € (*) prix public.

1. La remise consentie aux libraires est de 30 à 35%, soit de 6 à 7 €.

2. Pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre qu'il est impossible de facturer le port au libraire. 4 € en moins sur sa remise, voire désormais 6,60 € au tarif 2021… il ne lui resterait rien !

3. Pour l'éditeur, donc, s'il consent ne serait-ce que 30% et prend en charge 4 € de port, il lui reste 10 € (50%)… et seulement 7,40 € (20 - 6 - 6,60) au tarif 2021 – le total de ses frais dépasse 60% ! 

Ironie du sort : la Poste se trouve, ici, mieux rémunérée que le libraire… et deux fois plus que l'imprimeur ! N'oublions pas que sur ces 7,40 €, l'éditeur devra financer environ 1,60 € de droits d'auteur et 3 € de frais d'impression (tirages modestes). Son “reste à vivre” pour se rémunérer descend à 2,80 € par livre. 

 

Et pour les ventes en ligne ?

Dans le cas des ventes en ligne, la marge de l'éditeur est-elle plus importante ?

La réponse est affirmative, pour deux raisons :

  1. Sur un site web comme celui des éditions AO, les commissions versées au prestataire informatique sont de l'ordre de 15% tout compris, ce qui laisse plus de marge de manœuvre. Sur Amazon, en revanche, nous devons acquitter 35% de remise, tandis que le port remboursé est de l'ordre de 2,20 €.
  2. Les acheteurs en ligne sont invités à payer des frais de port. Mais on sait qu'il y a des limites ! Combien, parmi vous, lectrices et lecteurs, acceptent de payer 6,60 € de port pour recevoir un livre à 20 € ? Pas beaucoup, j'en suis convaincu ! Aussi sommes-nous contraints de réduire ces frais de port à 2 ou 3 €, ce qui est déjà beaucoup.

Dans l'exemple du Diable de Montchat, le site des éditions AO vous le propose en ligne avec des frais de port limités à 1,94 € (lettre verte 100 g).


Conclusion: n'assassinez pas les “petits” éditeurs, mesdames et messieurs de la Poste


“I had a dream” : que la Poste conserve une (petite) mission de service public en favorisant la fluidité des échanges sur le territoire. Avec des tarifs “raisonnables”, de l'ordre de 2,50 € pour un livre de moins de 500 grammes, ça resterait jouable, et développerait l'activité du secteur. C'était le rôle des missions de service public : être des accélérateurs de rentabilité, et donc d'activité, pour l'économie. Tout le monde s'y retrouvait.
Mais il est vrai que ce “dream is over”, comme dirait John Lennon…
 
Encart publicitaire éditions AO (Faut c'qui faut !) 
 
Number Nine : hommage à John Lennon, disponible relié (24 €) ou broché (22 €)

Et pendant ce temps, nos Ministres de la Culture et de l'Économie se félicitent d'avoir “offert” les frais postaux aux libraires pendant le confinement, afin qu'ils puissent expédier leurs commandes par correspondance.
 
 
Très bien : merci pour les libraires ! Nous en sommes heureux, car sans librairies, nous ne serions pas grand-chose. En revanche, les Ministres savent-ils ce que trame la Poste “en même temps” ? 

Proposition d'action : “Joyeux Noël, la Poste !”


Voici ce que je vous propose :
Vous achetez une enveloppe XS 250 grammes à 4,49 € (TTC), et expédiez un de vos livres en cadeau à nos amis de la Poste, à l'adresse suivante (officielle) :
Service Clients
99999 La Poste
Si votre livre pèse plus de 250 grammes la surtaxe sera à la charge du destinataire, elle sera donc payée par le Service Clients… à sa propre société.

Joignez-y un courrier à en-tête de votre société et rappelez le lien vers cet article de blog :

« https://ao-editions.blogspot.com/2020/11/frais-postaux-laissez-nous-vivre.html »


Ce sera l'opération “Joyeux Noël, la Poste !” 
 


  Les éditions AO