mercredi 18 mai 2016

La saga “Silo”, de Hugh Howey


C'est grâce à mon “libraire de proximité”, Pierre, que j'ai découvert la saga de Hugh Howey. Qu'il en soit remercié ! Une lecture ensorcelante, en dépit des quelque 1500 pages que totalisent les trois tomes : Silo (Livre de Poche n°33998), Silo Origines (Babel n°1352) et Silo Générations (Babel n°1391).

Dans le premier volume, nous découvrons la vie de quelques milliers de survivants de l'espèce humaine, regroupés dans un gigantesque silo souterrain de 144 niveaux. Nous sommes aux alentours de l'an 2300. Hors de question de tenter de sortir, au risque de mourir en quelques minutes, victime d'un air devenu toxique trois siècles auparavant – sauf pour les condamnés à mort, expulsés via un sas.

Dans le second volume, l'auteur combine avec adresse un long retour en arrière aux origines, en l'an 2049, avec la suite des aventures des habitants du silo du premier volume. Une astuce de scénario, bien trouvée, permet de relier les deux récits en fin de course.

Dans le troisième et dernier volume, nous nous retrouvons à la fin du premier… avant la chute finale.
Une lecture haletante, des personnages attachants – ou révoltants, une construction sophistiquée, un suspense indéniable… Des nuits courtes en perspective, soyez prévenus !

La note de l'éditeur
Déformation professionnelle ? En tant qu'éditeur, nous sommes attachés à ce que les tenants et les aboutissants d'une intrigue, a fortiori d'anticipation, soit claires et solides. Une préoccupation permanente lors des lectures de tapuscrits et des révisions des textes des romans édités. Je dois avouer être resté perplexe en refermant la page 470 du tome 3. Tous les morceaux du puzzle n'étaient pas proprement assemblés…

Des recherches sur le Web ne m'ayant pas donné plus d'informations, je me permets donc de résumer ci-après ce que j'ai compris (et pas compris), espérant que des internautes m'aideront à combler les “trous” de ce gruyère. Je mettrai à jour le texte au fur et à mesure de la réception des contributions.

                                             AVERTISSEMENT !                                          
   
                         SI VOUS SOUHAITEZ LIRE LA SAGA,                            
    NE CONSULTEZ DONC SURTOUT PAS LA SUITE DE CE BILLET !     

En 2049, une guerre invisible ravage la Terre. Des nanomachines, destinées à soigner les corps humains en les “réparant” à l'échelle microscopique, ont été transformées en armes mortelles par des nations agressives. Puis elles ont échappé à leurs concepteurs et se sont répandues anarchiquement.
Le gouvernement américain prend une décision : enterrer dans des silos souterrains étanches une colonie d'êtres humains, en leur fournissant tout ce dont ils auront besoin pour survivre quelque cinq siècles. 39 silos, rassemblant chacun 3000 personnes. Le quarantième, qui porte le numéro 1, est réservé aux organisateurs, sorte de gouvernement, dont les membres alternent de longues périodes de vie ralentie (congélation) et des “factions” durant lesquelles ils assurent la coordination des silos. Ce faisant, ils vieillissent peu, capables de “vivre” jusqu'au terme du processus.
Les contrevenants à la Loi édictée par les instigateurs du processus sont condamnés à mort en étant “expulsés” de leur silo par un sas étanche, et meurent quelques minutes plus tard sous les caméras retransmettant aux habitants le drame, victimes de l'atmosphère toxique. Il semble bien que la totalité de l'espèce humaine ait disparu de la surface de la planète (on ne dit rien des animaux en revanche).
Chaque silo se croit unique au monde. Seul son chef est initié à la vérité (partielle !) et reçoit des ordres du silo n°1. Nous suivons dans les trois tomes les tribulations d'un silo particulier, le 18, dont Juliette, qui en prend le contrôle, parvient progressivement à comprendre ce qui se produit en réalité, en particulier en tentant une sortie avec un scaphandre sécurisé, dont elle revient indemne.
Au terme de moult aventures, Juliette découvre des excavatrices – sortes de tunneliers – installés en lisière de l'armature des silos, dont elle se sert pour passer dans le silo 17, désaffecté quelques décennies auparavant. Il apparaît que ces excavatrices étaient pointées en direction d'une “sortie”, signalée par une tour renfermant des outils en vue d'une réinstallation à la surface de la Terre.
Le projet du silo n°1 est finalement réduit à néant. Leur but ultime était de sélectionner la population d'un unique silo – la meilleure, en quelque sorte – et de supprimer celle de tous les autres.
Juliette parvient alors à regagner la surface de la Terre, ayant compris que les nanomachines n'étaient plus actives depuis… longtemps (combien de temps ?), et ce avant le terme primitivement prévu pour l'expérience (soit en 2300 environ au lieu de 2500). Il semblerait que la nocivité de l'air extérieur était en réalité “simulée” par l'envoi d'un gaz toxique via le sas de sortie, voire par un nuage limité aux seuls emplacements des sorties des 40 silos (?).
Ce qu'on ne sait pas, en revanche, c'est ce que deviendront les habitants des autres silos, privés de leurs “gouvernants”. Trouveront-ils la sortie ? Et quel était exactement le dessein primitif des instigateurs ? Les nanomachines étaient-elles destinées à disparaître progressivement au cours des siècles, comment et pourquoi ?
Nous avons certainement oublié tel ou tel indice parmi ceux qui sont parcimonieusement distillés tout au long de ces 1500 pages.
Chères lectrices, chers lecteurs, nous voici preneurs de vos suggestions, remarques et éclaircissements !

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